Redac's

Rédaction : Fantastique (double hypothèse)

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2 février 2008

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Cher journal, je t'ai trouvé dans une poubelle. Ce n'est pas mon genre, mais tu étais tellement étrange que je n'ai pas pu résister. Ton air ancien me passionne, et puis, toutes tes pages sont vierges. Je me demande qui est l'idiot qui t'a jeté. Bon, je me présente.

Je m'appelle Charles-Henri du Grandpic, j'ai 13 ans. J'habite à Montinny-Les-Violettes depuis toujours. Je suis fils unique. J'étudie à de Gaulle, unique collège privé du village. Mes parents sont chercheurs en médecine, nous ne manquons pas d'argent. Mais j'ai beau avoir trois chambres gigantesques, une télévision à écran plasma, un ordinateur dernier cri et tout ce que je veux en claquant des doigts, je suis malheureux parce que tout le monde me déteste. Je n'ai pas d'ami. Tout ça parce que les gens n'aiment pas mes grosses lunettes de vue, je suppose. Ou parce-que je suis trop intelligent. Ma moyenne de 19,67 sur 20 doit les exaspérer. Je ne sais pas.

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3 fév

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Cher journal, aujourd'hui, j'ai eu 17 en histoire-géo. Je suis dé-goû-té ! J'avais travaillé toute la soirée ! Demain, j'ai un contrôle de maths. Je stresse, mais je stresse ! Je ferais mieux de travailler encore une fois au lieu de perdre mon temps à écrire.

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4 fév

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J'ai raté mon contrôle ! Je vais avoir 0, je vais avoir 0 !!!!!!!!

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7 fév

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En fait j'ai eu 19,75. La prof aurait pu me mettre 20 ! Soi-disant que j'écris en pattes de mouche. Pfff.

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12 fév

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Il y a une nouvelle au collège. C'est la beauté incarnée .... Elle a des yeux violets et de longs cheveux bruns. Elle s'appelle Violette. Violette Duchemin.

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13 fév

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Elle m'a regardé. J'ai failli m'évanouir. Mon Dieu mais qu'est-ce qu'elle est belle !!! Depuis son arrivée je me sens bien. Je suis heureux de vivre. Son regard est encore plus réjouissant qu'une bonne note. C'est dire ! Je n'arrête pas de penser à elle ... Demain, je lui déclare ma flamme avec des roses. Paraît que c'est romantique.

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14 fév

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  • Tu ne crois quand même pas que je vais sortir avec quelqu'un .... comme toi ?

En l'espace de cette phrase, mon coeur s'est déchiré. Tout le monde autour de nous a rigolé. J'étais mort de honte. Rejeté par l'amour de ma vie. Je veux mourir.

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17 fév

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Elle rigole quand elle me croise. Tout le monde rigole quand on me croise. Et moi, je meurs un peu plus à chaque fois. Je suis encore plus seul qu'avant. Si c'est possible. Je pleure sans cesse. Je ne travaille plus. A quoi bon ?

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24 mars

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Les moqueries ont cessé depuis près de deux semaines. Maintenant, je suis invisible. Plus personne de m'adresse la parole.

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14 avril

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Invisible, invisible, invisible ..... Je suis un super héros avec un super pouvoir d'invisibilité. Youhou !

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22 avril

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Aujourd'hui, quelqu'un m'a parlé. Je remontais la rue du collège ....

  • Salut.

J'étais tellement surpris que j'ai sursauté. Je me suis retourné, et j'ai vu un garçon de mon âge des plus banals. Il a souri en voyant la mine désorientée que je devais tirer. Je ne l'avais pas entendu approcher. Ne sachant pas trop quoi dire, j'ai juste demandé :

  • Comment tu t'appelles ?

Il a haussé les épaules.

  • Que mon nom soit Jacques, Tom ou Kévin, qu'est-ce que ça change ?

Ce garçon me plaisait. J'ai décidé que je l'aimerait bien.

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24 avril

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Je l'ai revu. Je ne sais pas ce qui c'est passé, mais en rentrant du collège, j'ai eu une subite envie d'aller au parc, chose que je ne fais jamais. Je me suis assis près du lac et j'ai regardé le soleil se coucher. Il est apparu derrière moi, comme la dernière fois. Nous avons parlé. Le dialogue est venu tout naturellement. Enfin .... Il n'a pas beaucoup parlé de lui. D'ailleurs, il n'a rien dit du tout à son sujet. Il m'a écouté surtout. Je n'ai jamais connu quelqu'un d'aussi attentif. Je crois qu'une réelle amitié est en train de naître.

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12 mai

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Cher journal, je suis tellement occupé que je n'ai même plus le temps de t'écrire. Moi et mon ami, nous nous voyons tous les jours après le collège. Mon ami (je ne sais toujours pas son nom) n'est pas du village, mais il vient quand même me voir. Il est bien gentil. Il vient même me dire bonsoir quand je suis dans mon lit. Puis il disparaît.

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15 mai

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Maman nous a espionnés hier soir. Elle était derière la porte de ma chambre. Je ne sais plus de quoi nous parlions avant que je ne la voie. En tout cas, elle avait l'air choquée. C'est si effrayant, le fait que Charles-Henri du Grandpic ait un ami ? Elle m'énerve ! « Il faut que tu évacues ta colères », m'a chuchoté mon ami avant de partir.

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16 mai

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  • Mutilation ? Ai-je proposé à mon ami une fois au parc.

  • Non. Ne te fais pas souffrir toi-même. Evacue ta colère sur quelqu'un. Quelqu'un qui t'a fait du mal.

  • Meurtre ?

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16 mai (soir)

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Violette. J'ai tué Violette. Je me sens libéré, mais pourquoi j'étais en colère au fait ? J'ai oublié. Pas grave. Cette sale peste n'a eu que ce qu'elle méritait. J'ai lancé son corps dans le lac après l'avoir étranglée.

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22 mai

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Mes parents sont en pleurs. L'enquête policière a trouvé son coupable. Moi, donc. Le flic dit qu'on va me mettre dans un centre d'éducation pour enfants meurtriers. Ma mère dit que ce n'est pas de ma faute. Que c'est parce-que je suis « schizophrène », que j'ai des hallucinations et que je parle seul depuis quelque temps. Ben voyons. Je dois passer une série de tests avec des psychiatres avant qu'on ne m'emèene dans le centre. Pour voir si j'ai un «problème ». Mon ami ne s'est pas montré depuis le meurtre. Le lâche.

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24 mai

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J'ai passé tous les tests. J'aurai les résultats dans une semaine. En attendant, je suis dans ma nouvelle maison. Un quatre mètres carrés en béton muni seulement d'un banc. J'ai eu le droit d'emporter mon journal. Mon ami ne vient toujours pas.

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31 mai

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J'ai reçu les résultats. Schizophrène. Je suis schizophrène. Mon ami n'est que le fruit de mon imagination. Ce n'est n'est pas lui qui m'a persuadé de tuer Violette, c'est ... Moi. Je suis un monstre. Le voilà qui apparaît. Je vais m'entretenir avec moi-même, je reviens cher journal.

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31 mai (plus tard)

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Mon autre moi me dit de ne pas écouter les gens. Qu'il faut que je le crois, parce-que notre amitié est trop réelle pour n'être que du faux, de l'imagination en boite de mon premier moi-même qui s'invente un ami qui n'est en fait que mon moi numéro 2, qui dit à mon moi numéro 1 de croire le numéro 2, parce-que le numéro 2 n'est pas du bluff mais un pas moi à part entière, la moitié du moi numéro 1, je dirai même, qui ..... Bon. Je vais me coucher.

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2 juin

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On m'a apporté des médicaments qui me débarrasseront de mon moi numéro 2. Mon ami ... Enfin, moi, ne m'a apporté que du malheur. Me voilà en taule à cause de moi. Je m'aime mais je me hais à la fois.

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4 juin

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Je suis en deuil. Mon seul et unique ami ne viendra plus à cause de ces gélules que j'ai commencé à prendre.

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29 juin

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Il est réapparu après presque un mois de silence ... « Il est temps que je te dise la vérité », a-t-il dit . « Si tu me vois encore après avoir pris ton traitement, c'est parce que je ne suis pas une hallucination. Tu es médium, Charles-Henri. Je suis un fantôme. » Ma tête me jouait des tours. J'étais complètement dingue. Je me mis à me frapper la tête une dizaine de fois contre le mur, sous le regard interloqué de mon gardien et de mon moi numéro 2. Ces maudit traitements ne faisaient pas effet ! « Va-t-en ! » Hurlai-je à mon ami. « Non. Je suis là pour te tuer. Je suis le fantôme du journal que tu tiens entre tes mains. Mon âme est enfermée dedans. » Le fantôme du journal, qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre ! Et pourquoi pas le fantôme de la théière pendant qu'on y est, non ? Je suis fou, complètement fou ! Je me rends fou ! Fou fou fou fou fou fou fou !!!!!!!!! Haha !

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29 juin (soir)

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« Sucide-toi et je te laisserai tranquille. » « Non ! » « C'est ça où je te pourris l'existence pour le restant de tes jours » « Vous n'avez pas le droit ! Vous m'avez déjà assez fait de mal, je suis un meurtrier à 13 ans à cause de vous ! » « Mon pauvre Charles-Henri. Que tu es bête. Dommage que je ne sois qu'un esprit, ou je t'aurais tué sur le champ. Ca aurait été plus simple que de supporter ta compagnie détestable pendant tout ce temps. Tu comprends, tu es le seul à me voir, et le seul capable de me libérer de mon sort. » « Mais mais mais .... Comment ? Mais mais mais, pourquoi ? » « Tu es le nouveau possesseur du journal. Quand tu mourras, je serai libéré parce que ton âme me remplacera. Je te laisse réfléchir ». Et il est parti.

Je sais ce que je vais faire. Je sais que je ne suis pas fou. Je sais que mon hal... Que le fantôme de la théière, euh, du journal, a raison. Et bien, je vais le tuer. Comme ça je serai tranquille, et la malédiction disparaitra. Viens, petit fantôme, je t'attends .....

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10 juillet

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Bonjour, je m'appelle Rosalie Boudin, j'ai 11 ans et demi. Ma maman est infirmière, mon papa est gardien de prison. C'est lui qui m'a rapporté ce journal, je l'ai trouvé trop rigolo. On dirait qu'il est ancien, mais toutes les pages sont vierges. Il appartenait à un fou que surveillait papa. Il parlait seul, et un jour, il s'est sucidé en se fracassant la tête contre le mur en hurlant « Meurs ! Meurs ! Meurs ! ».

dimanche 01 mars 2009 15:43 , dans Redac's


Rédac 2

Blog de niluhc :Conneries à gogo!, Rédac 2

Sujet :  En vous appuyant sur un type de texte et un genre littéraire, vous allez rédiger un texte sur l'idée du "cube".

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--------------------------------------------------Le 26 Avril 2008

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dimanche 19 octobre 2008 18:37 , dans Redac's


Rédac 1

Blog de niluhc :Conneries à gogo!, Rédac 1

J'en  parle souvent, de mes histoires. Comme je n'ai pas l'intention de recopier mon roman ici avant d'avoir la version définitive, je vous montre ma première rédac de français. Rien d'extraordianaire, mais c'est histoire de vous donner une idée.

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Sujet: Ecrire un récit en rapport direct avec le dessin de Cardon (Oui c'est l'image au dessus ...).

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C'est à ce moment précis que je me suis rendu compte du malheur que j'avais causé aux parents. Mais comment aurais-je pu me douter que je les rendrais malheureux en tuant leurs sales gosses ? Je ne faisais que leur rendre service. Les enfants ça crie, les enfants ça pleure, les enfants ça fait des caprices. Je ne vois vraiment pas pourquoi ces choses mériteraient d'exister. C'est pourquoi j'ai commencé à les capturer dans les rues. « Viens mon petit, monte dans ma voiture. Je t'emmène chez moi, où plein de bonbons t'attendent », disais-je aux plus jeunes. Bien sûr, ce n'était pas des bonbons qui les attendaient mais des sacs poubelles pour les étouffer. Pour les plus grands, je prenais un accent hollywoodien, et leur disais avec émerveillement « Oh my god ! Voilà exactement le profil que je recherche depuis des mois pour interprêter le rôle principal de mon nouveau film ! Vite montez, je vous emmène dans mon studio pour voir ce que vous savez faire ! ». Avec cette phrase magique, même les plus dégourdis montaient en voiture. Comme quoi le besoin de célébrité peut faire des miracles. Cette méthode était simple, rapide, et efficace. Seulement je ne pouvais tuer qu'un gamin à la fois. Il me vint alors une idée. Une idée brillante. Tout se passa le 31 Octobre, le soir d'Halloween. Que demander de plus, que d'avoir des gosses qui viennent sonner directement à votre porte toutes les cinq minutes ? Quand le premier petit groupe arriva, tout se passa très bien. Ils sonnaient, je les attirais dans la cave pour qu'ils « choisissent leurs bonbons », et une fois le dernier entré, je refermai la porte à clef. J'avais l'intention de tuer tous mes visiteurs une fois la soirée terminée. Seulement, tout se gâta dès le deuxième groupe. Ils étaient trois. Alors que je commençai à ouvrir la porte de la cave, tout en attrapant férocement les gosses pour les pousser dans les escaliers, une voix en bas retentit « Au secours ! Au secours ! Nous sommes enfermés aidez-nous ! ». Imméditament, je poussai les gamins avant qu'ils n'aient eu le temps de réagir, mais le plus petit d'entre eux m'échappa. Voulant éviter que d'autre gosses ne s'enfuissent, j'eus le reflexe de refermer la cave à clef avant de partir à la poursuite de l'autre. Grave erreur. Il avait réussi à atteindre la rue, d'où il se mit à hurler « Au pédophile ! Au pédophile ! ». Je n'eus même pas le temps de m'enfuir, ni même de me cacher. Les flics n'étaient pas loin, j'ai été arrêté. Ils ont découvert les enfants dans la cave, et en grattant le sol ils ont retrouvé de vieux cadavres que j'avais enterrés. C'est comme ça que je fus condamné à mort sur la chaise électrique en plein air, sous les yeux des parents apparemment enchantés par ma sentence.

Une sensation d'immence souffrance me traversa le corps lorsque le courant m'électrocuta. Puis plus rien. Le néant. Jusqu'à ce que je sorte de mon corps. Je me voyais, raide mort. Mêmes si les parents étaient heureux, ils semblaient aussi effrayés. Enfin, ce n'était plus mon problème. Dans le ciel, j'apercevait une lumière irrésistible. J'allais monter au Paradis ! Enfin ... J'avais plutôt tendance à descendre. Au lieu d'être aspiré par le haut, j'étais aspiré vers le bas. J'aperçus des marches semi-transparentes dans le sol. Sans que je puisse contrôler mes pas, je descendais, descendais, descendais ... Jusqu'à ce que j'arrive sur un quai, qui ressemblait à une gare. Là, il y avait une foule de drôles d'hommes en costumes, avec des piquants à la place du crâne qui donnaient de grands coups de tête aux hommes comme moi pour les forcer à monter dans le train. Nous faisions la queue pour nous faire frapper, en fait.

Parmi les humains devant moi, je reconnus de grands criminels que j'admirais. Sauf que là, ils semblaient bien ridicules par rapport aux créatures en costume. Quand ce fut à mon tour de monter dans le train, une des créatures m'enfonça l'un de ses piquants dans le cou, puis m'arracha le coeur. J'avais maintenant un trou dans la poitrine. Je ressentais une horrible douleur, qui resterait en moi pour toujours puisque que maintenant que j'étais mort, je ne pouvais plus mourir, ni cicatriser. La créature me poussa dans le train, et une autre me récupéra à l'intérieur pour m'emmener dans un compartiment, où ma place était entre six autres créatures massives qui m'entouraient, installées confortablement dans leur fauteuil. Le plus terrible dans tout ça, c'est qu'elles ne parlaient pas. Je n'avais aucune idée de ce qu'il se passait. Des heures, des semaines ou des années s'écoulèrent avant que le train ne démarre enfin.

« Prochaine destination : Enfer. Satan nous ordonne de préciser aux passagers que si on leur a arraché le coeur, c'était parce-qu'ils n'en ont jamais eu.», répétait une voix insupportable dans ma tête.


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Tous les commentaires sont acceptés, tant qu"ils sont en rapport avec le sujet ... {#}

samedi 18 octobre 2008 21:48 , dans Redac's



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